Ilyeum, éditeur de solutions, s’empare de l'écologie digitale

Anthony Alfont, Digital For The Planet

Article rédigé par Ilyeum.

Dans le cadre d’une soirée afterwork qui a été organisée le 8 novembre. Une soirée qui mêle convivialité et rencontre avec la présence d’un invité sous le nom des “inspirants d’Ilyeum”. Anthony Alfont était notre premier invité de la série. Il est le Chief Operating Officer de DIGITAL FOR THE PLANET la première initiative globale pour l’écologie digitale. Ce soir-là, les consultants et salariés d’Ilyeum ont répondu présent, et en nombre.

« chaque appareil fait parfois quatre fois le tour du monde avant d’arriver en boutique »

La pollution digitale est un enjeu majeur pour le devenir de la planète puisqu’elle représente 16% de la consommation électrique mondiale. Et ce ne sont que les prémisses de ce phénomène puisque ce chiffre aura augmenté de 50% en 2020 ! Ilyeum est convaincu de pouvoir agir à son niveau. L’entreprise de service numérique s’engage donc dans cette prise de conscience. Et il y a fort à faire. Le 8 novembre, dans les locaux d’Ilyeum, Anthony Alfont a commencé par rappeler les conditions dramatiques dans lesquelles les matériaux rares, qui composent les ordinateurs ou autres téléphones, sont, la plupart du temps, extraits. Qui plus est, « chaque appareil fait parfois quatre fois le tour du monde avant d’arriver en boutique », souligne le Chief Operating Officer de Digital For The Planet.

« De l’or dans les portables »

Les usages sont le deuxième facteur de pollution numérique. Il y a ce chiffre, méconnu mais très parlant : le bilan carbone d’un mail envoyé avec pièce jointe s’élève à 18 grammes de CO2. L’équivalent d’une ampoule allumée pendant 24 heures ! « Comment limiter cette pollution tout en sachant que les mails sont indispensables dans notre métier ? », s’interroge Morgane dans une question adressée par… mail justement. Pour Anthony Alfont, ce sont des problématiques que les entreprises ont tout intérêt à se poser dès maintenant, pour anticiper ce qui s’imposera à elles, tôt ou tard. Le Chief Operating Officer de Digital For The Planet a ensuite évoqué le recyclage : « à l’heure actuelle, on ne sait pas recycler un Iphone », rappelle-t’il, « ce n’est pas encore rentable, alors on le jète, puis on le brûle ». Pourtant, dans un téléphone portable, il y a des matérieux précieux dont le recyclage pourrait paraître évident : il y a de l’or notamment. Un autre chiffre évocateur : 100 millions de portables « dorment dans les tiroirs des Français ».

« Image de marque »

« Mais comment convaincre les entreprises de l’importance de la lutte contre la pollution digitale ? » s’interroge Marwen. Pour Anthony Alfont, la réponse est en partie politique. Digital For The Planet a l’intention de travailler avec le gouvernement « pour porter le sujet auprès des Français, puis les entreprises suivront la demande des consommateurs ». L’entreprise devrait y trouver son compte, si l’on induit l’image de marque ainsi que les économies d’électricité engendrées. Et Anthony Alfont de souligner que les développeurs sont précisément au cœur de toute cette problématique. Dans la formation qu’ils ont suivie, le bilan carbone fait souvent l’objet d’un enseignement. Mais pas toujours. Cela n’a pas été le cas pour Anouar, par exemple. L’écologie digitale est un enjeu plus qu’urgent pour ces dix prochaines années, en France et dans le monde. Il y a fort à parier que Ilyeum et Digital For The Planet se recroiseront sur cette longue route.